Miroirs des Nuits Tragiques Vol​.​1

by MoonCCat

/
  • Streaming + Download

    Includes unlimited streaming via the free Bandcamp app, plus high-quality download in MP3, FLAC and more.

    12 tracks first album.

      €5 EUR  or more

     

  • Compact Disc (CD) + Digital Album

    Includes unlimited streaming of Miroirs des Nuits Tragiques Vol.1 via the free Bandcamp app, plus high-quality download in MP3, FLAC and more.
    ships out within 1 day

      €8 EUR or more 

     

  • Full Digital Discography

    Get all 5 MoonCCat releases available on Bandcamp and save 25%.

    Includes unlimited streaming via the free Bandcamp app, plus high-quality downloads of L'Absinthe, Little Girl, La Reine Noire, Miroirs des Nuits Tragiques Vol.1, and The Fall of the House of Usher. , and , .

    Excludes subscriber-only releases.

      €20.24 EUR or more (25% OFF)

     

1.
2.
04:37
3.
4.
03:48
5.
6.
02:42
7.
04:36
8.
9.
10.
11.
12.

credits

released February 5, 2016

tags

license

all rights reserved

about

MoonCCat Paris, France

contact / help

Contact MoonCCat

Streaming and
Download help

Track Name: The Phantom Wooer
A ghost, that loved a lady fair,
Ever in the starry air
Of midnight at her pillow stood;
And, with a sweetness skies above
The luring words of human love,
Her soul the phantom wooed.
Sweet and sweet is their poisoned note,
The little snakes of silver throat,
In mossy skulls that nest and lie,
Ever singing, "Die, oh! die."


Young soul put off your flesh, and come
With me into the quiet tomb,
Our bed is lovely, dark and sweet;
The earth will swing us, as she goes,
Beneath our coverlid of snows,
And the warm leaden sheet.
Dear and dear is their poisoned note,
The little snakes of silver throat,
In mossy skulls that nest and lie,
Ever singing, "Die, oh! die."

(1849)
Track Name: Les Orages
Les nuages en blanches écharpes argentées,
Partent ce soir réchauffer l'astre en diamant
C'est l'heure sombre où les orages tourmentés
Démâtent les chênes sous les rafales d'Autan

Une lumière sursoit au fond du caveau :
Timide veilleuse ou feu follet magique ?
Fantôme de la morte ou illusion tragique ?
Je sais la réponse... Plongé dans un long repos

Le lierre vivant recouvrira mon tombeau,
Comme la mer engloutit les anciens vaisseaux
Les chats viendront y songer à leurs idéaux
Belle demeure ou j'ai déposé mon fardeau

Cette verte guirlande étend son long bras
Autour de mon cœur mort, vestige du trépas
Endeuillée par la vie, sereine dans la mort
Mon âme s'élève dans une mandragore
Track Name: Dreams to sell
IF there were dreams to sell,
What would you buy ?
Some cost a passing bell;
Some a light sigh,
That shakes from Life’s fresh crown
Only a rose-leaf down.
If there were dreams to sell,
Merry and sad to tell,
And the crier rung the bell,
What would you buy ?

A cottage lone and still,
With bowers nigh,
Shadowy, my woes to still,
Until I die.
Such pearl from Life’s fresh crown
Fain would I shake me down.
Were dreams to have at will,
This would best heal my ill,
This would I buy.

But there were dreams to sell
Ill didst thou buy;
Life is a dream, they tell,
Waking, to die.
Dreaming a dream to prize,
Is wishing ghosts to rise;
And, if I had the spell
To call the buried well,
Which one would I ?

If there are ghosts to raise,
What shall I call
Out of hell’s murky haze,
Heaven’s blue pall?
Raise my lov’d long-lost boy
To lead me to his joy.
There are no ghosts to raise;
Out of death lead no ways;
Vain is the call.

Know’st thou not ghosts to sue?
No love thou hast.
Else lie, as I will do,
And breathe thy last.
So out of Life’s fresh crown
Fall like a rose-leaf down.
Thus are the ghosts to woo;
Thus are all dreams made true,
Ever to last!
Track Name: Les Chats
Les amoureux fervents et les savants austères
Aiment également, dans leur mûre saison,
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.

Amis de la science et de la volupté
Ils cherchent le silence et l'horreur des ténèbres ;
L'Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,
S'ils pouvaient au servage incliner leur fierté.

Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s'endormir dans un rêve sans fin ;

Leurs reins féconds sont pleins d'étincelles magiques,
Et des parcelles d'or, ainsi qu'un sable fin,
Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques.
Track Name: Le Temps
C'est un géant qui nous écrase chaque jour :
Ronces ensanglantées ou roses d'Italie,
Sa gueule ouverte aspire ainsi qu'un grand four
Beautés et horreurs avec le même appétit

A grand pas il marche au bras de la Reine Noire
Distribuant avec elle néant et désespoir
Ce couple tragique semble infiniment aimer
Répandre les larmes sur les hommes brisés

Sous les voûtes célestes et intemporelles
Vastes portiques anciens semblables au ciel
Résonnent les doux chants que les hommes ont écrit

Oraisons glorieuses et cantiques divins
Chroniques de la mort et du temps assassins
Qui retirent les perles du collier de la vie
Track Name: El Desdichado
Je suis le Ténébreux, - le Veuf, - l'Inconsolé,
Le Prince d'Aquitaine à la Tour abolie :
Ma seule Etoile est morte, - et mon luth constellé
Porte le Soleil noir de la Mélancolie.

Dans la nuit du Tombeau, Toi qui m'as consolé,
Rends-moi le Pausilippe et la mer d'Italie,
La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,
Et la treille où le Pampre à la Rose s'allie.

Suis-je Amour ou Phébus ?... Lusignan ou Biron ?
Mon front est rouge encor du baiser de la Reine ;
J'ai rêvé dans la Grotte où nage la sirène...

Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Achéron :
Modulant tour à tour sur la lyre d'Orphée
Les soupirs de la Sainte et les cris de la Fée.
Track Name: Le Magasin des Suicides
– « Nous avons l’arme à feu, le rasoir très coupant,
La foudre à bon marché, l’asphyxiant chimique
(Et l’on a, je vous jure, une étrange mimique
Quand on s’est mis au cou cette corde qui pend !),

« Les poisons de la fleur, de l’herbe et du serpent,
Le curare indien, la mouche anatomique,
Le perfide nectar au suc de noix vomique
Qui fait qu’on se tortille et qu’on meurt en rampant.

« Tous ces engins de mort et d’autres que je passe,
Nous les garantissons ! Mais, dit-il à voix basse,
Bien qu’ils soient aujourd’hui d’un emploi consacré,

« Il en est encore un, le meilleur et le pire,
Que vous enseigneront pour un prix modéré
Mademoiselle Pieuvre et madame Vampire. »